La chapelle de Lotivy

C’est un des plus vieux sanctuaires chrétiens de Bretagne créé par des moines catholiques venus du Pays de Galles sous la conduite de leur chef, un certain noble, prénommé David (Dewy en celte gallois).
David et ses moines longèrent les côtes de Bretagne pour gagner Jérusalem où il devait être promu Evêque.
Lors d’une escale à terre pour quérir eau douce et vivres, Il découvre le village Mérovingien, blotti en arrière de la côte, Portivy, c’était au VIème siècle.
Constatant que les habitants sont païens, il décide de les évangéliser pour les convertir à la religion catholique.

Un certain nombre de moines reste dans le village pour accomplir cette mission. Ils se font aménager un lieu de prière rudimentaire aux abords d’une source de falaise apparemment sacrée (à l’époque, la mer remontait jusqu’à la chapelle actuelle, le sable à moins de 1m de profondeur en fait foi).

Ce premier lieu de prière, vers l’an 550, est l’emplacement de la chapelle actuelle.
Ce lieu de prière fut maintes fois remanié et détruit lors de l’invasion des Vikings vers l’an 850.

Il prit le nom de Loc-Dewy et le village celui de Portz-Dewy.
Vers l’an 1500, le patronyme de Dewy fut abandonné et remplacé par saint Yves devenu le patron des Bretons.
La chapelle de Loc-Dewy devint la chapelle de Loctivy et enfin Lotivy.

La source sacrée fut aménagée en fontaine au XVIIème siècle sous Louis XIV.
Cette fontaine, située derrière la Chapelle, fut réputée pour soigner les enfants souffrant de malformations.

La chapelle fut très endommagée par les soldats et marins anglais lors du funeste débarquement de 1746. Sous la Révolution, elle servit d’écurie et de grange aux troupes chouannes puis aux troupes républicaines. Il fallut attendre 1845, après un miracle de la Vierge Marie auprès d’une jeune bergère de Kerhostin pour que le curée de la presqu’ile procède à sa restauration.